
VILLAGE LA ROCHETTE Altitude 1100 m
Etymologie : Hypothéses : du latin « rupéa » : rocher, ou issu du patronyme Rochaix ou Rochet.
Notre Dame de Pitié fêtée le 14 Septembre
La fondation : chapelle dotée par Barthélémy Pivot : en 1738 un éboulement se produit en amont, à partir de La Combaz, creusant un vallon aux « Envers » et emportant tout sur son passage, en direction du village de La Rochette. La coulée épargne le village, aussi ses habitants décident d’ériger une chapelle. Un homme avait promis d’offrir une vache. La promesse ne fut pas tenue, alors la vache pérît et l’homme aussi !
Le bâtiment : Une première chapelle est construite en 1741, sur une autre parcelle, en remplacement d’un oratoire. Elle est reconstruite entièrement de 1843 à 1857 à l’emplacement actuel, puis est rénovée largement vers 1867 et 1933.
L’intérieur : Une unique voute en berceau coiffe un espace meublé d’un autel surmonté d’un petit retable baroque en bois doré et polychrome, avec au centre une statue de La Piéta.
La Dévotion : La piété populaire célèbre aussi bien les joies que les glaives de Marie. Notre Dame de Pitié est invoquée surtout par les mères de famille, pour tous les maux de la vie : périodes malheureuses, calamités, enfants morts sans Baptême et autres.
Note : Les 7 (chiffre aimé des symbolistes chrétiens) douleurs sont ainsi énoncées : la prophétie de Siméon, la fuite en Egypte, la perte de Jésus à Jérusalem, la rencontre de Jésus sur le chemin du Calvaire, le crucifiement, la descente de croix, la mise au tombeau.
La Fête de Notre Dame de Pitié est instituée dans le cadre de la Contre-Réforme : le culte marial est alors renforcé ; « Mater Dolorosa » donne une valeur rédemptrice à la douleur. Au 13 ème siècle, en Italie, L’Ordre des Servites de Marie, vénérait Marie et Jésus dans leurs souffrances, avec célébrations spécifiques chaque samedi. La Visite pastorale de 1891 à Montvalezan note : « Notre Dame de Pitié : une messe y est célébrée chaque samedi. »
Le Village : A Montvalezan, commune typique de montagne à l’habitat dispersé, la remue de village en village suivant les saisons était pratiquée (jusque vers 1960). Dans le cadre de l’exploitation sur 1000m de dénivelée, d’une terre morcelée, pauvre et en pente forte, toutes les denrées étaient transportées à dos d’hommes ou de femmes sur des chemins étroits. D’ où plusieurs maisons d’habitation par famille, pour stocker les récoltes au plus près des parcelles. Et déménagement (remue) dès que la grange se vide.
A La Rochette, la chapelle est là, comme un reposoir, orientée vers le cœur du paisible village. Ce dernier accueillait autrefois chaque année bêtes et gens, dès le début de l’hiver….un peu moins rigoureux à cette altitude basse. Repos de la terre et des hommes en attendant des jours plus lumineux.

Le retable

La façade : repeints en 2017

La Piéta


