
VILLAGE LE CHATELARD Altitude 1500m
Etymologie : Le Châtelard : du bas latin castellare de castellarium : agglomération de maisons auprès d’un château.
St Alexis fêtè le 17 Juillet
La fondation : en 1782, la chapelle est dotée par Alexis Arpin. Né en 1721, ce riche négociant associé fonde une société à Compiègne, il devient maire de Montvalezan , possède plusieurs ateliers au village du Chatelard . En 1748 Il épouse Marguerite Maitre (âgée alors de 14 ans), qui donnera naissance à son premier enfant en 1776, une fille. Selon les différents textes, cette dotation est faite soit en remerciements de la venue de cette enfant, soit en demande devant un état de stérilité. On lit aussi que Margueritte aurait reçu le maléfice d’une mendiante dénommée Noron.
Le bâtiment : construit en 1782. Travaux nécessaires en 1880. Reblanchie en 1922/1923. En 1924 la façade est récrépie, la toiture est refaite. Le toit est refait en 1959. Aujourd’hui La toiture est recouverte de lauzes.
L’intérieur: En …………le plancher est refait, sur un espace vide laissant circuler l’air. Application d’enduits et de peintures intérieures. Les boiseries intérieures sont peintes à l’euchromine,
La toile centrale, repeinte par le Chanoine Duret, aumonier des hospices à Annecy, représente St Alexis et Ste Marguerite s’adressant à Notre Dame de Grâce coiffée de 12 étoiles, qui foule du pied le dragon ; sur la partie haute, sont peints La Vierge et la Sainte Trinité.
La peinture murale, comme une fresque sur le fond du chœur, est réalisée en 1932 par Ambroise Voisine. Cette expression monochrome d’un style « pictural » s’exerce dans l’élan du Renouveau de l’Art Sacré : « après une période de profusion de broderies, fanfreluches, pots de fleurs, qui composent du Laid,…. on tente de redonner la noblesse aux métiers artisanaux :…. par une conception abstraite et une réalisation figurative intégrant la nature ». (G. Reille-Taillefert, mémoire final de la restauration des peintures murales en 2014 de l’église de Montvalezan). Sont représentés les grands moments de la vie de St Alexis : Alexis tourne le dos à sa belle épouse, pour suivre le Seigneur, puis, pauvre, il vient mourir sous l’escalier du palais paternel. Il semble tenir dans sa main une fleur de lys ou un laurier symbole de pauvreté.
Ambroise Voisine, mort en 1932 a décoré en 1926 toute les voutes de l’église paroissiale de Montvalezan.
La dévotion : St Alexis Né à Rome au 4 ème s.
Selon un poème médiéval Alexis de Rome, ou Alexis, Homme de Dieu, fils d’un sénateur, quitte son épouse le soir de ses noces et lui demande de faire la volonté de Dieu. Il passe 17 années de sa vie pèlerin exilé, dans une pauvreté extrême. De retour de Rome il vit, anonyme et méconnaissable suite à ses privations, sous l’escalier du château de son père, dans l’humilité et l’oubli. Il rédige le parcours de vie sur un billet qu’il tient dans sa main le jour de sa mort. Alors seulement dans la tristesse ses parents le reconnaissent, les anges sonnent les cloches.
Ste Marguerite d’Antioche : sainte légendaire née au 3 ème s., vierge et martyr. Le dragon qu’elle piétine et la croix qu’elle porte symbolisent son combat face au paganisme. La tradition rapporte que les femmes qui se recommandent à Ste Marguerite enfantent dans la joie.
La chapelle était utilisée pour la prière du mois de Marie, et les messes de semaines, plus facilement accessible pour les malades ou personnes âgées que la chapelle St Michel.
Dans chaque village, le seul espace collectif accessible en permanence était la chapelle. Aussi très souvent elle abritait le matériel incendie, les clés de vanne d’eau ou d’autres outils nécessaires à la communauté. On y sonnait également le décès des habitants du village, la veille de la sépulture.
Des messes de semaine y sont célébrées jusque vers 1965. Le jour du Saint est marqué également par la bénédiction des maisons et des habitants. Le plus souvent le célébrant est reçu chaque année à tour de rôle, par une famille différente – le procureur-, qui a la charge de sa nourriture et de l’entretien et du fleurissement de la chapelle.





