
Village Hauteville Altitude 1570m
Etymologie : village situé sur un plateau.
Ste Anne fêtée le 26 Juillet
Parmi tous les hameaux de Montvalezan, c’est le village traditionnel rural implanté au plus haut.
La fondation
Le bâtiment : un oratoire ou une chapelle existait -sans date certaine- (peu après 1633). Une messe pour Ste Anne est fondée en 1671.
L’édifice est reconstruit en 1823 puis agrandi en 1862, et rebâti en 1893.
Gros travaux, toutes peintures et enduits réalisés en 2010.
L’intérieur
Poutre de gloire
Le tableau central, datant de 1860, peint par l’artiste Griotteray représente Ste Anne enseignant à Marie la lecture. Les statues de St Claude, St Martin, St Joseph et St Antoine de Padoue sont en plâtre, évolution technique caractérisant la fin du 19 eme s.
La dévotion
Ste Anne épouse de Joachim, mère de Marie. Son culte se développe à partir du 14 ème s. : les monastères et les clergés par rivalité diffusent de nombreux textes à son sujet. Elle est patronne des laïcs et des clercs, des matrones et des veuves, de tous les métiers féminins : couturières, lavandières, dentelières, etc. . En Savoie, elle est invoquée en cas d’orage, pour les femmes stériles, ou pour la peste. Concernée pour les accouchements, les décès des enfants, elle est surtout vénérée comme modèle de mère et soutien de la famille. Elle peut être invoquée également telle Notre Dame des Neiges, se situant dans le cas présent dans le village le plus exposé à la neige. Une messe y est également fondée pour le jour de St Marc.
St Antoine de Padoue : prêtre, il rejoint l’Ordre de St François d’ Assises. Talentueux prédicateur, il opère de nombreuses conversions. Né à Lisbonne, mort à Padoue au début du 13 ème s. Il est souvent représenté portant l’enfant Jésus et vêtu de la bure franciscaine nouée par une cordelière à trois nœuds. Il devient le patron du Portugal et le protecteur des marins, naufragés et prisonniers.
Solliciter St Antoine pour retrouver un objet perdu ? C’est faire hommage à un voleur qui lui avait dérobé les commentaires de psaumes et s’était simplement senti obligé de les lui rendre.
En amont de ce village, les chalets isolés ou groupés (La Rosière ou Les Eucherts) permettaient de passer la belle saison à l’alpage. Bonne herbe fleurie, « bon temps » pour les bergers et bergères, loin de la famille. Labeur d’un été.
Sur ce chemin d’accès au Fort de La Redoute Ruinée, les villageois ont vu passer nombre de chasseurs alpins ou autres garnisons, arrivés de Bourg St Maurice à pied, chargés de victuailles ou de munitions, quémandant quelques fois l’accueil ou l’abri pour la nuit. Les postes des Eucherts, puis du Plan du Repos seront des étapes ou des relais appréciés avant de gagner la fortification de La Redoute au Col de La Traversette.
Dans les rigueurs de l’altitude et des climats extrêmes, en cette proximité de frontière, des hommes formés aux combats, des jours, des nuits, des escarmouches, des tirs, le conflit, les morts et les blessés, les occupations, la résistance, la libération. Et sous le même ciel, la vie de tous les jours avec les attentes, les questions, tant d’événements suivis en famille, en ramassant le foin, conduisant les troupeaux ou fauchant les blés.





