
Village d’alpage La Rosière Altitude 1850 m
Etymologie : La Rosière : proviendrait du roseau, qui pousse sur sol humide.
Ste Jeanne d’Arc fêtée le 30 Mai. Fête patriotique le deuxième dimanche de Mai.
Coutume locale d’allumer autrefois le feu de La Ste Jeanne d’ Arc sur la colline St Michel au village du Chatelard.
La fondation : Lors de la première guerre mondiale, trois des fils de Gaidet Séraphin : Camille, Bernard et Jean, sont mobilisés et engagés sur les fronts. Ils rentrent vivants de ces affrontements. En signe de reconnaissance la famille décide de construire l’édifice . La chapelle, ex-voto de guerre et signe de piété est dotée également, par les soins de la famille, de vases sacrés, d’ornements, et d’une cloche. A noter, la boule qui supporte le coq semble avoir la forme d’une pomme de pin stylisée ou d’une grenade explosive. L’édifice est béni par Monseigneur l’évêque de Moutiers. De nombreux offices religieux ont été célébrés régulièrement à la belle saison. Une restauration a lieu après la seconde guerre mondiale.
Le bâtiment : construit en 1923, sur une parcelle privée appartenant à Gaidet Séraphin, à l’alpage de La Rosière. D’un volume limité, l’édifice est constitué d’un seul niveau, sans tribune. La majorité des pierres ont été trainées du sommet du Liévre Blanc sur une luge l’hiver.
L’intérieur est simple, doté d’une statue en plâtre de Sainte Jeanne d’Arc en armure, tenant un étendard et une épée, et d’une statue de la tête du Christ portant la couronne d’épines.
.La dévotion Ste Jeanne d’Arc : née à Domprémy en 1412, elle se sent appelée, jeune fille, pour délivrer la France de l’occupation anglaise lors de la Guerre de Cent Ans. Morte sur le bucher à Rouen en 1431, elle est condamnée par le tribunal ecclésiastique, puis réhabilitée. Son mythe est porté, dans des orientations variées, à la fois par la littérature, les partis politiques, et l’Eglise catholique. Elle devient une héroïne de l’histoire de la France et une sainte, béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920. Le Pape la proclame Saint patronne de la France en 1922. Son culte se répand déjà à partir de 1870, de nombreuses statues sulpiciennes propagent sa mémoire.
La chapelle appartient aujourd’hui aux descendants du fondateur.
Sur la commune de Montvalezan, on recense, pour ce conflit 38 victimes sur 111 mobilisés : les montagnards ont été formés dès le début du 20ème siècle, au sein des troupes alpines : les rigueurs du climat, les conditions naturelles difficiles ont forgé de solides soldats appelés en 1914 sur les fronts de l’ Est de la France.
La Rosière : du village d’alpage à la station.
Autrefois les alpages de La Rosière et des Eucherts rassemblaient de la St Jean à la Saint Michel, tous les soirs, dans les petits chalets, vaches, bergers ou bergères, chacun chez soi. Au quotidien, nettoyer l’étable, faire la traite, mettre refroidir le lait à la cave, le lendemain récupérer la crème pour battre le beurre et faire la tome. A tour de rôle, partir pour la journée avec le chien berger, le parapluie et le casse-croute, garder le troupeau collectif sur les dernières prairies fleuries. Ou bien descendre au village aider à faire les foins, et remonter le soir. Déjà, à partir des années 1950 la route nationale permet aux vacanciers venus en Tarentaise de visiter, souvent en bus, le Val d’ Aoste, et de découvrir l’horizon unique de La Rosière.





